Reprendre ce blog avec régularité, peut-être. Les sujets dignes d’intérêt n’ont pas manqué ces derniers mois.
Les élections de novembre, qui n’ont pas concrétisé les espoirs de reconquête massive du Congrès par les républicains, qui n’ont qu’une courte majorité à la chambre des représentants et n’ont pas pu reprendre le sénat. Cette configuration a conduit cette semaine à l’élection laborieuse du Speaker de la chambre, Kevin McCarthy en quatre jours et quinze tours, sous l’œil goguenard des démocrates assez contents de voir leurs adversaires s’embourber dans leurs divisions.
Le poste a son importance car en cas de carence du président et du vice-président, c’est le speaker qui prend les rênes du pays. Kevin McCarthy inspirerait presque de la commisération, car au lieu d’être le capitaine du groupe majoritaire, on le voit plutôt maintenant comme l’otage d’une vingtaine d’élus MAGA (pour Make America Great Again), très remontés contre le « marais » de Washington et bien partis pour empêcher le processus législatif de ronronner. À voir. On ne va pas s’ennuyer, vu que les républicains ont promis une enquête approfondie sur les malversations supposées de Hunter Biden, le fils du président, conçue comme le miroir de celle qui embête Donald Trump depuis le 6 janvier 2021. Il y a juste un déficit d’idées pour résoudre les problèmes du pays, sur lesquels personne ne s’accorde. Changement climatique? Quel changement climatique?
La saga de Twitter, ou comment un homme d’affaires visionnaire a voulu acheter, puis n’a plus voulu acheter, puis a fini par acheter un réseau social pour défendre la liberté d’expression, et a perdu au passage quelques milliards de sa fortune. Quand on aime on ne compte pas. Il a rétabli le compte de Donald Trump, qui avait injustement été évincé du réseau. Il partage avec lui un goût particulier pour les licenciements sommaires qui sont apparemment la marque d’une bonne gouvernance dans certains milieux.
Pour Noël une vague de froid et d’intempéries a balayé le pays, enfin la moitié nord. annulant des centaines de vols et obligeant des milliers de voyageurs à dormir dans les aéroports. Coïncidence, le spectacle de Noël de l’église que je fréquente, et où se produisait la chorale où je chante, racontait exactement l’histoire d’un groupe de voyageurs en transit dont le vol est annulé le soir de Noël et qui passent le réveillon avec des inconnus.
Ces jours-ci la Californie a subi un « bomb cyclon », un phénomène météorologique très violent qui abat les arbres, les poteaux électriques et déverse des trombes d’eau ravageuses. On ne peut même pas se réjouir de la pluie, qui devrait apporter un répit à la sécheresse qui accable la région, car il n’y a pas moyen de récupérer autant d’eau en si peu de temps. Celle qui tombe sur les hauteurs sous forme de neige alimentera les cours d’eau plus tard, mais à basse altitude, les réservoirs existants se remplissent vite et une bonne partie de l’eau ruisselle vers l’océan. Gaspillage qui indigne certains Arizoniens qui font valoir que les concepteurs des villes ici ménagent des creux pour permettre à l’eau de pluie de percoler dans la nappe phréatique. Exemple dans mon quartier après un jour de pluie. On entendrait presque les buissons qui ont les pieds dans l’eau soupirer d’aise.

Les Californiens qui sont un peu benêts n’auraient-ils pas pensé à cette technique somme toute assez simple? Il faudra que je creuse la question.









