Femmes, au secours!

Il y a un moment que je sens venir une guerre contre les femmes. Une petite phrase sur une radio locale m’a estomaquée. Ce n’est plus une atmosphère, un air du temps, c’est une attaque joyeuse et revendiquée. Il est temps de remettre les femmes à leur place, c’est-à-dire dans la soumission et l’acquiescement au désir et à la volonté des hommes, qui voudraient bien être convaincus de leur supériorité, mais ont de plus en plus de mal à la démontrer (depuis qu’on éduque les filles et leur donne les moyens de développer leur compétences).

On va vous expliquer un moyen d’empêcher les femmes d’avorter, autrement qu’en montant des gardes hostiles devant les cliniques.

Je n’ai pas eu le loisir, ni le désir, d’écouter la suite de l’émission. Cette radio est surtout connue pour ses programmes de conseils financiers, donc rien à voir avec la santé des femmes, et apparemment pas ouvertement politique, quoique conservatrice, dans le genre porteuse d’une parole de bon sens. C’est justement le ton badin qui m’a atterrée.  Il ne s’agissait pas de débattre d’un sujet douloureux et controversé, mais de mettre en œuvre une tactique sur un objectif évident, qui fait l’objet d’un consensus qu’on ne saurait remettre en cause.

Cela en dit long sur l’évolution de la société. Il n’est plus besoin de dire que l’avortement est un meurtre, par exemple, ou d’invoquer des raisons religieuses. Il suffit de sous-entendre « on va s’occuper de ces salopes qui veulent faire ce qu’elles veulent ». Le sort de enfants « sauvés » n’est jamais évoqué, car il ne s’agit pas des enfants, mais bien des femmes. L’idéal de liberté que ce pays est censé représenter ne vaut que pour certains.

Toute une frange de la population masculine, je les vois, a progressivement absorbé ce discours, que ce soient les vieux qui ne retrouvent plus leurs repères ou les jeunes plus ou moins frustrés dans leur vie sexuelle ou professionnelle. Il ne parait plus extrême, et cela fait peur.

Je ne dirai pas la solution qui m’est venue à l’esprit, car je crains de tomber au niveau de ceux que je dénonce.

Scoop

le virus du covid a été fabriqué à partir de venin de serpent.

Non, ce n’est pas possible.

Si, si. C’est scientifique.

D’ou tu sors cette information?

Plein de sources. C’est même sur le site du CDC (qui par ailleurs est un organe gouvernemental, auquel donc on ne peut pas faire confiance. Mais regardons. Merci les smartphones).

Que dit le CDC? Pour faire simple, qu’une sorte de venin peut entrer dans le protocole thérapeutique du covid.

Comment soigne-t-on une morsure de serpent? On injecte un antivenin fabriqué avec du venin – donc le covid est lui-même du venin.

Pas possible, un venin et un virus ne sont pas de la même nature – une substance et une forme du vivant qui peut se reproduire.

As-tu une formation médicale? Moi je suis infirmière.

Non mais je sais raisonner.

Le covid est un complot des globalistes pour créer un gouvernement mondial. Et le vaccin qu’on a honteusement forcé le personnel médical à s’administrer, pendant qu’on interdisait aux médecins qui savaient comment soigner d’utiliser les protocoles qui marchaient très bien, est une vaste fumisterie qui a eu pour seul effet d’enrichir les compagnies pharmaceutiques en général et le docteur Fauci en particulier.

Cela de la part de gens dont une amie proche a perdu son mari non vacciné en décembre 2021. Mort du covid, sans comorbidité connue.

A nouveau, que dit le CDC du vaccin?

Le vaccin diminue le risque de mourir du covid, et n’augmente pas de manière significative les risques de mourir d’autre chose. C’est moi qui résume, car comme toute publication scientifique la rédaction est precise et exhaustive.

Mes interlocuteurs triomphent: ça veut dire que le vaccin ne sert à rien (parce qu’il diminue, il ne peut pas éliminer la possibilité de l’attraper).

Non, ça veut dire qu’avec le vaccin on risque moins de mourir du covid. Ça sert à moins mourir.

Mais je suis accusée d’étroitesse d’esprit. Je ne suis pas ouverte aux multitudes d’informations disponibles qui font état de centaines? de cas d’accidents vasculaires et de morts dus au vaccin, entre autres choses. Et je suis une globaliste qui a voté Macron (très globaliste, celui-là). Apparemment le fait que des chefs d’état se parlent pour réguler l’économie et pour gérer ou résoudre les conflits fait partie du complot mondial.

Une question reste suspendue. Je n’avais pas la réponse, et personne ne m’en a proposé une: Comment expliquez-vous qu’aucun conflit majeur n’a éclaté pendant la présidence de Trump?

Le boulot des juges

Il parait étrange de le souligner par les temps qui courent, mais en dépit des récentes occasions où les différentes cours de justice n’ont pas brillé par leur impartialité, les juges sont encore capables de faire preuve d’indépendance d’esprit.

il y a eu le juge du Texas qui a décidé que le mifepristone, un des deux médicaments utilisés dans les avortements depuis plus de vingt ans, n’aurait pas dû avoir l’autorisation de mise sur le marché. Il prétend qu’une procédure d’approbation accélérée a été employée, et que l’envoi de la pilule par courrier représente un changement qui invalide cette autorisation, entre autres choses. Les arguties juridiques offre de multiples occasions de remettre en cause ce qui vous déplait. Bon. Se dire que les opinions politico-religieuses d’un monsieur puisse primer sur l’avis de l’agence chargée de ces questions fait froid dans le dos. Quelque chose me dit que la santé des femmes n’est pas au cœur de ses préoccupations. Pour l’instant la Cour Suprême n’a pas encore tranché et la pilule reste disponible, mais elle pourrait introduire des restrictions.

Après cet exemple déplorable, voici un contre-exemple: la Cour Suprême vient de donner raison aux citoyens noirs de l’Alabama qui accusaient l’assemblee législative républicaine d’avoir redessiné les circonscriptions de l’état en 2020 pour diminuer les chances des Noirs d’avoir une majorité. lls constituent 27% de la population mais avec le nouveau découpage, ils ne peuvent être majoritaires que dans une circonscription sur sept. Les juges ont estimé qu’en vertu du Voting Rights Act de 1965, les proportions dans la population entrainaient que deux circonscriptions auraient dû répondre à ce critère, selon les découpages traditionnels. Dans des jugements précédents elle avait au contraire trouvé que l’application de la loi risquait d’introduire un déséquilibre dans le poids politique donné à la minorité noire.

Avant d’arriver devant la Cour Suprême, un panel de trois juges, dont deux nommés par Donald Trump, s’étaient déjà prononcés pour les deux circonscriptions, et l’état d’Alabama espérait que la Cour Suprême renverserait cette décision, en vain. Ils ont fait leur boulot en leur âme et conscience. Il ne faut pas perdre tout espoir, même si le rôle des juges s’est dangereusement politisé.

Vie animale

Début juin, un touriste de Hawaï qui visitait le parc de Yellowstone a eu la mauvaise idée d’essayer de secourir un jeune bison qui avait été séparé du troupeau pendant que celui-ci traversait la rivière Lamar. Apparemment il l’a poussé pour qu’il remonte la berge, mais par la suite le troupeau a refusé de le réintégrer, malgré les efforts du personnel du parc. Comme le petit bison abandonné errait et commençait à s’approcher des voitures et des humains, ils ont fini par l’euthanasier. L’administration du parc a simplement appliqué ses procédures, qui consistent à ne pas intervenir dans ce genre de situation, et fait remarquer qu’environ 25% des petits bisons meurent chaque année, et que leurs corps servent de nourriture à toute une faune vivant dans le parc. À l’attention des visiteurs, ils conseillent surtout de ne pas s’approcher des bisons (qui ne demandent rien à personne). L’argument est d’autant plus convaincant que le touriste a dû payer plus de 1000$ d’amende.

Les interactions entre humains et animaux finissent malheureusement souvent de cette façon. Dans le nord de l’Arizona, à Prescott, une famille de quatre mountain lions (puma?) a été abattue car ils se montraient près des maisons et avaient attaqué des animaux domestiques.

Un autre animal fait parler de lui, pour avoir été aperçu pour la deuxième fois en cent ans en Californie, à l’est de la Sierra Nevada: le glouton ou carcajou, qui ressemble un peu à un ours mais appartient à la famille des mustélidés, comme la fouine. Actuellement il y en a en Alaska, et peut-être dans les Rocheuses, et les spécialistes sont très curieux de savoir s’il s’agit d’un mâle ou d’une femelle, d’où il vient et comment il s’est retrouvé là. Les gloutons ont été beaucoup chassés pour leur fourrure au XIXe et au XXe siècles, mais on ne sait pas s’ils ont jamais été très nombreux en Californie.

Lufthansa

il y a un plus d’un an, j’ai voyagé avec la compagnie Lufthansa. A l’aller, j’ai fait une expérience désagréable sur laquelle je reviendrai plus tard. Au retour, j’ai manqué mon second vol à cause du retard du premier, ce qui, selon la loi européenne, me donnait droit à une compensation de 600€ car j’ai perdu un jour par rapport à mon itinéraire initial. S’en est suivi un échange de mails où Lufthansa a reconnu tout de suite ce fait, mais n’a jamais effectué le virement sur mon compte, et a fini par simplement ignorer tout email de ma part. J’aurais bien sûr pu envoyer des courriers recommandés ou faire appel à une de ces entreprises qui vous proposent de prendre en charge le remboursement moyennant finance, ce que je n’ai pas fait, mais disons que je constate un certain mépris de cette compagnie aérienne pour ses passagers et pour la loi.

Ce qui m’amène à l’expérience que j’ai évoquée plus haut.

Avant de distribuer les repas, une hôtesse m’a demandé de redresser mon siège pour le confort du passager derrière moi. Tout en acquiesçant, j’ai demandé qu’elle adresse la même requête au passager devant moi, car je me retrouvais prise en sandwich serré (environ 30 centimètres entre mon nez et le dos du siège). Elle m’a dit de faire la demande moi-même. Interloquée, j’ai demandé ce qui l’empêchait de lui parler comme elle l’avait fait avec moi. Sans répondre à ma question, elle a dit qu’elle ne voulait pas le déranger. J’ai alors demandé si elle avait peur de lui parler, pas de réponse, j’ai donc insisté pour qu’elle justifie son attitude – mon confort ne valait pas qu’elle parle au passager, me déranger ne lui avait pas posé de problème.

Elle m’a dit de me calmer.

J’ai été tellement soufflée que je n’ai plus rien dit et que j’ai mangé contre le dos du siège.

Aujourd’hui j’ai lu dans un article cette formule qui m’a remis l’épisode en tête: « … cette mécanique qui a longtemps permis de dévaluer la parole des femmes en les renvoyant à l’hystérie ».

Il va sans dire que personne dans l’avion n’a levé la tête à cause de mon hystérie, car je n’avais pas élevé la voix. Je crains que la mécanique en question ne relève pas du passé et continue à fonctionner parfaitement.

Finalement les 600€ que Lufthansa me doit toujours m’agacent moins que cette culture de mépris pour les femmes que cette histoire illustre. Je me demande si mon âge « respectable » a joué contre moi. Certainement mon éducation me pousse à ne pas faire de vagues, ce que j’aurais dû faire puisque le jugement encouru était le même.

Qu’une femme qui défend son intérêt soit renvoyée aussi sommairement à l’hystérie à l’heure de Metoo me laisse songeuse.

Honte à Lufthansa qui forme des employés de cette manière, et honte à cette femme qui reproduit volontairement cette culture.

Armes à feu

Tandis que les « mass shootings » se succèdent à un rythme soutenu – le dernier lundi dans une banque a tué cinq personnes – je reviens sur le traitement de ce genre d’information qui me laisse songeuse, et qui est peut-être révélateur d’un trait civilisationnel.

En janvier un enfant de six ans était venu à l’ecole avec une arme et avait tiré sur son institutrice, qui a passé deux semaines à l’hopital et a subi quatre opérations par la suite.

J’avais été surprise que parmi les nombreux commentaires qui ont suivi cette histoire, on ne mentionnait jamais la responsabilité des parents, dont on disait seulement qu’ils affirmaient que leurs armes à feu étaient entreposées de façon sécurisée. Question non posée: comment s’est-il fait que l’enfant y ait eu accès? En revanche, les journalistes ne tarissaient pas sur le fait que cet enfant était connu pour être gravement perturbé, et que l’administration de l’école avait eu connaissance du fait qu’il avait une arme mais n’était pas intervenue. Des responsables ont été licenciés ou ont démissionné.

Puis le flot de nouvelles avait coulé vers d’autres évènements, jusqu’à ce qu’on apprenne que l’institutrice poursuivait l’administration pour négligence coupable et réclamait $40 millions de dédommagements. Tout à fait dans la tradition américaine qui tend à résoudre les problèmes par la voie juridique, ce qui encourage les individus à essayer de récupérer des sous au moindre incident. Je ne qualifierais pas le cas de l’institutrice de « moindre », mais il y a eu des procès intentés par des gens qui s’etaient brûlés en buvant un tasse de café.

Aujourd’hui on a enfin appris que la mère de l’enfant (je ne sais pas s’il y a un père) avait été accusée du crime (felony) de négligence envers son enfant et du délit (misdemeanor) d’avoir laissé une arme chargée à portée de sa main.

Dans le débat sur les armes à feu, les partisans du droit à en porter mettent en avant la nécessité de pouvoir se défendre pour les bons citoyens responsables, puisque les bandits et les gangsters ont accès à toutes les armes qu’ils veulent. L’idée qu’il puisse y avoir des citoyens irresponsables est un impensé. Les partisans d’une limitation à ce droit proposent surtout des contrôles plus approfondis des antécédents et l’interdiction des armes de guerre. Des mesures de bon sens si vous voulez mon avis, mais je ne comprends pas que l’achat d’une arme meurtrière ne soit pas conditionné à l’engagement de se comporter de façon responsable, assorti d’une sanction sévère si on faillit à son engagement. Je ne dois pas être assez américaine.

Quelle semaine!

Ce grand parking non goudronné est l’aire d’accueil des bureaux des USCIS, les services d’immigration et de citoyenneté. Toute personne souhaitant résider aux Etats-Unis doivent passer par là, un certain nombre de fois, pour se faire relever ses données biométriques, pour obtenir une carte de résident, ou la citoyenneté américaine.

C’est donc ici que je me suis rendue lundi pour l’entretien qui décide si votre demande est approuvée, puis jeudi, pour la cérémonie du serment où l’on vous remet votre certificat de naturalisation.

Depuis le Covid les modalités ont changé, en ce qu’ils essaient d’expédier les procédures le plus vite possible. Entretien le lundi, cérémonie le jeudi, alors qu’avant le délai était plutôt de trois ou quatre semaines. Personne ne peut vous accompagner, excepté un interprète ou un accompagnant si vous êtes en situation de handicap.

Mon impression que l’ambiance avait changé par rapport à il y a quelques années a été confirmée, tout le personnel est extrêmement souriant et attentionné, y compris la personne qui m’a interviewée, chargée d’évaluer mon cas.

Une dame joviale nous a donné toutes les explications nécessaires à notre nouveau statut, avant qu’un responsable vienne nous faire répéter le « Pledge of Allegiance ». Puis on nous a passé le message du président aux nouveaux citoyens.

Après toutes ces émotions rien ne vaut un bon cocktail. Et dans l’euphorie du moment on a envie de partager la grande nouvelle, et c’est comme ça que le serveur vous gratifie d’un dessert gratuit.

Joyeuses Pâques

Aujourd’hui Danald Trump a été officiellement inculpé pour 34 chefs d’accusation dans un tribunal de Manhattan, où il a naturellement plaidé non coupable. Rien de bien nouveau dans sa story comme on dit maintenant.

La semaine dernière il avait annoncé qu’il allait être arrêté mais bien entendu il n’en a rien été. Il a seulement dû se rendre au tribunal et donner ses empreintes digitales comme tout citoyen dans cette situation, L’extraordianaire est que ce n’était jamais arrivé à un président en exercice ou pas.

Le moment est judicieusement choisi pour cette mise au pilori – si on le suit dans sa plainte d’être la victime innocente de juges démocrates corrompus et vindicatifs. Il n’aura pas échappé à ce bon chrétien que nous sommes dans la Semaine Sainte et je m’étonne qu’il ne soit pas comparé au Christ injustement accusé et condamné, avant de revenir encore plus fort! Car il a bien l’intention de revenir sur le devant de la scène qui est la seule place qui lui convienne. Avec la petite différence que ce n’est pas son genre de dire « Pardonne-leur ».

Appuyer ou pas sur la détente

Du nouveau sur les ballons, ou plutôt une mise au point. Il y avait bien un engin bourré de technologie a visée d’espionnage, mais les trois autres étaient d’inoffensives sondes (pour faire simple), d’après les analyses des épaves récupérées par les Américains.

La raison pour laquelle elles ont été repérées – puis abattues – est que les radars utilisés pour détecter les missiles ont été recalibrés pour s’adapter à des objets plus lents volant à différentes altitudes. D’après le porte-parole du National Security Council, ceux-ci représenteraient un danger pour les avions de ligne. Voilà qui explique la multiplication récente des incidents. L’armée ne s’empressera peut-être pas de continuer l’exercice eut égard au coût des missiles qui ont détruit les sondes (450 000$ pièce).

Les ramifications diplomatiques sont loin d’être négligeables, à un moment où la Chine est accusée d’essayer d’interférer avec les sécurités nationales de différents pays. Dans le cas du ballon espion elle persiste à dire que c’était une sonde météorologique déportée par le vent, et menace de tirer sur un satellite de surveillance américain qui compromettrait la souveraineté et la sécurité chinoises. Toute la nuance est dans l’altitude: tirer sur un satellite volant a 100km au-dessus de la terre est infiniment plus agressif que tirer sur une sonde.

L’ébauche de réchauffement entre la Chine et les Etats-Unis qui s’annonçait avec la visite du Secrétaire d’État Anthony Blinken en Chine avant cette histoire est retombée comme un soufflé. La visite a été annulée et le Congrès s’affaire à passer des lois destinées à isoler économiquement et financièrement la Chine. Celle-ci, qui peine à se remettre de sa politique zéro-covid, avait montré qu’elle souhaitait une pause dans les hostilités. Des experts comme Nigel Inkster, un ancien officier du renseignement britannique, s’interroge sur l’efficacité du système de commandement chinois et sur sa capacite à coordonner ses actions. Si la ligne du gouvernement tendait à une détente relative, pourquoi a-t-elle laissé un incident pareil se produire? Il y a de quoi s’inquiéter quand l’adversaire manque de cohérence.

Risques du tourisme médical

L’histoire a des airs de Narcos, la série de Netflix sur les cartels sud-américains. Malheureusement, deux des quatre Américains qui ont été kidnappés vendredi 3 mars n’en ont pas réchappé. Les deux autres ont été rapatriés aux USA avec des blessures par balles et un sérieux traumatisme.

Ils étaient venus au Mexique dans leur van, depuis la Caroline du nord, pour que l’un d’eux subisse une abdominoplastie. Le tourisme médical est une véritable industrie entre les USA et le Mexique, qui offre des soins de niveau tout à fait honorable à des prix très intéressants. Le reste à charge d’un détartrage est de 250$ en Arizona (je ne connais pas le prix au Mexique mais j’ai des amis qui y vont systématiquement). Ils avaient passé la frontière à Brownsville au Texas, près de la côte, et se trouvaient à Matamoros, dans l’état de Tamaulipas qui est considéré comme un des plus dangereux du Mexique.

Leur camionnette a été attaquée à l’arme lourde, et les touristes embarqués, déplacés dans plusieurs endroits tandis que la police mexicaine et le FBI déployaient tous leurs moyens pour les retrouver. Au bout du compte il semble que ces pauvres gens se soient trouvés pris sous le feu de cartels rivaux, tout comme un citoyen mexicain qui y a aussi laissé sa peau. Les deux pays ont coopéré pour l’occasion: il n’est pas question de laisser mettre en péril un commerce florissant (c’est mon commentaire). Même les cartels pourraient être de cet avis. L’un d’eux a présenté ses excuses pour les victimes et auraient remis les responsables à la police.

Qui a dit que les USA et le Mexique n’avaient pas d’intérêts communs?