Deux sujets ressortent de l’actualité (ma perception, ok?): un gâteau et un matelas.
La Cour Suprême a décidé à 7 contre 2 qu’un pâtissier pouvait invoquer ses convictions religieuses pour refuser de fabriquer un gâteau de mariage pour un couple homosexuel. Dans ce cas, les juges ont estimé que l’État du Colorado n’avait pas pris au sérieux le droit à la liberté religieuse du pâtissier, et que l’opinion que le mariage se comprend entre un homme et une femme est largement respectée et ne constitue pas un caprice, excluant d’invoquer ce droit pour justifier n’importe quelle discrimination. Sinon, l’équilibre entre ce droit et celui des LGBT à l’égalité de traitement est laissé à l’appréciation des États.
Pour le matelas, c’est Scott Pruitt, le directeur de l’Agence pour la Protection de l’Environnement (qu’il s’emploie activement à démanteler), qui a cherché à acheter un matelas d’occasion d’un hôtel Trump. Le problème est qu’il a demandé à Millan Hupp, une collaboratrice, de s’en occuper, et les règles d’éthique fédérale interdisent qu’un employé fédéral exécute une tâche d’ordre privée pour un supérieur. En réalité, il n’y a pas que le matelas en cause. Millan Hupp était chargée de prospecter des appartements sur son temps libre pour M. et Mme Pruitt, qui après avoir emménagé dans l’un d’eux ont décidé qu’il ne convenait pas.