Une feuille d’impôt datant de 2005, une video de Snoop Dog qui tire sur un clown qui s’appelle Ronald Rump, avec tout un tas de commentaires allant du plus indigné à l’indifférent, qui occupent une bonne partie de l’espace médiatique, il n’y a pas de quoi s’enthousiasmer dans l’actualité.
À moins de débusquer des bouts d’information qui ne font pas les unes, mais sont autrement plus importantes. Comme le plafond de la dette, pas très sexy mais lourd de conséquences. C’est la limite que le Congrès fixe aux dépenses que peut engager le ministre des Finances. L’accord trouvé en 2015 prend fin jeudi. Si les deux partis ne s’entendaient pas pour en fixer une nouvelle, le ministère commencerait par suspendre la vente d’obligations gouvernementales, puis quand ces mesures exceptionnelles deviendraient insuffisantes, il n’honorerait plus les obligations ni ses dettes. La valeur des obligations américaines chuteraient gravement, les États-Unis seraient obligés d’emprunter à des taux bien plus élevés et tout cela se répercuterait sur l’économie mondiale. Les Républicains veulent associer une obligation de réduire les dépenses de l’État au relèvement de ce plafond, tandis que les Démocrates veulent le relever sans conditions « idéologiques ». Jusqu’à présent le Congrès n’a jamais laissé le pays se trouver en défaut de cette manière. Mais jeudi, c’est demain.
ouf, c’est bon, ils ont relevé le plafond.