Mon petit défi personnel: grimper en haut de Camelback. C’est un lieu de randonnée situé au coeur de l’agglomération très prisé des marcheurs. J’y ai été entrainée la première fois l’année dernière par mon fils, dont c’est apparemment la balade préférée. J’ai une motivation toute particulière pour le faire: lui qui ne me dit jamais rien et ne parle que sous la torture, devient étonnamment disert quand on est en pleine montée. C’est donc LE moment pour obtenir les informations de l’année. Peu importe qu’en quelques minutes j’ai le coeur en mode accéléré et que je demande la grâce d’une pause, je continue à marcher en répondant comme je peux, et en lui signalant de temps en temps que là, je ne l’entends plus s’il est au-dessus de moi. À vrai dire il m’attend très gentiment et porte ma bouteille d’eau, mon téléphone et les pulls que j’enlève très vite en montant pour les remettre à la descente quand un petit vent vicieux se lève. Je continue à regarder mes pieds car il n’y a pas un endroit de plat et les cailloux-rochers partent dans tous les sens.
Camelback est une formation rocheuse qui s’élève au-dessus de Phoenix, un gros rocher très escarpé qui a résisté à l’érosion ou produit par d’autres forces telluriques. Il évoque un dos de chameau couché avec ses deux bosses, mais j’y verrais bien un dos de dragon avec des écailles.
Cette année le ciel était couvert (les photos datent de l’année dernière) et j’ai eu moins de mal, sans doute aussi parce que je me rends plus souvent au gymnase. Pas peu fière, je vous le dis.
