Manifs

Depuis une semaine toute l’Amérique se passionne pour la vague de protestation contre une proposition de loi du gouverneur du Wisconsin, Scott Walker, qui voudrait supprimer le droit des syndicats du secteur public de négocier collectivement avec l’état. Les plus actifs dans le mouvement sont les professeurs.

Les sénateursdémocrates ont disparu dans la nature pour bloquer le processus d’adoption de la loi. Samedi, les partisans du gouverneur sont venus manifester à leur tour sur l’air de « Il faut réduire les dépenses publiques. » – ou plutôt  » retirons aux syndicats le plus de pouvoir possible ». A présent même le gouverneur a quitté le Capitole qui est occupé par les manifestants.

les Républicains version tea party ont l’intention d’étendre le débat au plan national. Les syndicats, qui ont encore du pouvoir surtout dans le secteur public, observent attentivement le mouvement car l’issue déterminera l’évolution des rapports de force dans le pays. Les revendications sont propres aux états qui autorisent ce qu’ils appellent « collective bargaining rights », que le Wisconsina été le premier à instaurer. Dans le sud c’est beaucoup moins courant. Si le gouverneur gagne, les syndicats ne pourront plus négocier autre chose que les salaires, c’est à dire qu’ils n’auront plus leur mot à dire sur l’assurance maladie. Cela ne va pas de soi ici qu’un emploi, même public, entraîne une couverture sociale. Et le succès ou l’échec du mouvement aura des conséquences sur l’influence des syndicats.

Actuellement le gouverneur ne peut pas faire passer la loi en l’absence des Démocrates, mais ceux-ci ne peuvent éviter indéfiniment la confrontation s’ils veulent obtenir un compromis, que d’ailleurs le gouverneur n’est pas prêt à accepter.

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