CPS

En Arizona le journal dénonce souvent les carences du CPS, Child Protection Service, chaque fois qu’un enfant meurt victime de maltraitance. Je ne pense pas que cela arrive plus souvent ici qu’ailleurs, mais ces faits divers, mot oh combien désinvolte, donnent toujours froid dans le dos.

Ces jours-ci c’est un excès de zèle qu’on leur reproche. En août 2008 un employé qui développait des photos à Walmart est tombé sur des photos d’enfants nus. Elles ont été transmises à la police, qui est venue au domicile de la famille et a emporté les enfants pour les placer dans des familles d’accueil. Puis le CPS est intervenu pour confirmer une procédure menée à l’encontre des parents alors qu’assez rapidement il est apparu que les photos en question avaient été prises lors du bain des enfants et qu’aucun expert ne décelait la moindre trace d’exploitation sexuelle. Pendant des semaines les parents n’ont pu voir leurs enfants qu’en présence d’un gardien, et pendant des mois ils ont reçu des pressions pour qu’ils se soignent.

Maintenant ils intentent un procès au CPS pour tout ce qu’on leur a fait subir. C’est triste que des photos d’enfants nus en train de jouer soient vues comme pornographiques, avec acharnement, et que des situations de misère et de violence affectives et physique puissent passer inaperçues.  Où est la faille? Un malaise jamais résolu vis à vis de la sexualité et du corps qui empêche les protecteurs des enfants de faire preuve de bon sens? Quand le malaise passe par la moulinette de l’institution les résultats deviennent encore plus désastreux.

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